cuisine & art de vivre en bord de mer

Grandes marrées 2014

Grandes marées

Dans Actus/Art de Vivre/En balades Par

Les grandes marées, c’est le moment parfait pour laisser tomber la serviette de plage et partir en balade pour une séance de pêche à pied.

Grandes marées

Le nombre de « baignassoutes » sur les longues étendues de sable va exploser…

Iodé vous offre une petite récap de ce que vous allez pouvoir ramasser dans vos panières. On vous propose ensuite des recettes pour cuisiner votre récolte…

Coques, couteaux, palourdes, étrilles, clams, berniques, tourteaux, araignées, huîtres, moules…

Ce sont sans doute les coquillages et crustacés que vous allez pouvoir dénicher sur les longues étendues désertées par l’océan pendant ces quelques jours de Grandes marées…

Vous aurez peut-être la chance de découvrir quelques magnifiques étoiles de mer, d’ailleurs ça sera également le moment de lever les yeux au ciel à la tombée du jour pour observer des étoiles filantes car les perséides se donneront en spectacle…

Mais attention !!!
La pêche à pied est très réglementée. Afin de respecter l’environnement, la faune et la flore des espèces sur l’estran, l’association IODDE regroupe sur sa page toutes les mesures obligatoires pour partir à la pêche en bonne conformité avec la loi, jetez-y plus qu’un coup d’œil avant de partir ! http://www.iodde.org/pages/Peche-a-pied-%3A-la-reglementation.

Il est important de savoir quelle quantité on peut ramasser et surtout quel est le maillage minimal autorisé (au risque de vous en tirer avec une bonne amende bien méritée!)…

Il faut beaucoup de respect et d’amour de la faune pour s’aventurer en zone de pêche à pied, toutes les plages ne se prêtent pas au ramassage (tant au niveau sanitaire qu’au niveau de la protection de la faune). Toutes ces informations vous les trouverez en détail auprès du Service des Affaires maritimes concerné.

Pour partir à la pêche à pied, il est aussi nécessaire de connaître les heures de marées : inutile de se laisser piéger par la marée montante, vous trouverez sur le lien suivant les horaires des marées sur votre lieu de villégiature http://maree.info/.

Pour votre sécurité et parce que l’estran est un lieu naturel qui peut donc s’avérer dangereux, pensez à vous munir d’un kit avec pansements pour les coupures éventuelles, crème et bande pour entorses et foulures, chapeau et crème solaire (respectueuses de l’environnement !) car 3 heures de pêche sous le soleil peut causer des dégâts.

Pour le matériel : une paire de bottes (jolies tant qu’à faire !), un seau pour les coquillages, un autre pour les étrilles (avec un tamis pour le fermer), un râteau et une petite pelle, un couteau, du sel marin, une bouteille vide (afin de prélever de l’eau de mer pour faire dégorger les coquillages), éventuellement fourche à palourde et crochet en métal.

Pensez aussi à prendre avec vous un panier repas et des boissons fraiches.

Maintenant que vous êtes prêt à partir à la découverte du littoral ‘gourmand’, nous allons vous donner quelques trucs pour que vous puissiez dénicher ces jolis coquillages…

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Pour les coques, les plus faciles à trouver car ce mollusque se plaît en surface, il va falloir gratter. On les repère facilement : deux petits trous distants de 1 centimètre environ. A l’aide d’un râteau, vous n’aurez qu’à ratisser la vase sur une dizaine de centimètres d’épaisseur pour les ramasser.

Pour les palourdes, il faudra être encore plus observateur pour trouver le bon ‘spot’ (généralement on les trouve en groupe). Elle se plaît en zone vaseuse (on les observe plus aisément à marée montante) : la femelle forme en surface un 8 significatif, plus facile à repérer que les deux petits trous laissés par la palourde mâle (plus grosse certes mais plus difficile à trouver en surface).

Pour les ramasser on peut utiliser une fourche à palourdes (dans l’idéal), mais on peut se contenter d’un coup de râteau (elle se niche à 10 centimètres environ de la surface) avant de les prélever prudemment pour ne pas les abîmer.

Pour les couteaux : repérer les deux petits trous qui se rejoignent à la façon d’un trou de serrure.

Verser un peu de sel marin (à prévoir !) et un peu d’eau de mer dans les trous, et logiquement le couteau va sortir tout seul de sa cachette, pensant que la marée est montée.

Il n’y a plus qu’à le saisir à la volée avant qu’il ne se cache à nouveau, compromettant notre coup de ruse.

Pour les étrilles, vous les trouverez la plupart du temps sous les rochers.

Il suffira de retourner les rochers pour les débusquer, mais il faut penser à les remettre exactement dans leur position initiale, car c’est tout une biodiversité qui en serait bouleversée. On peut aussi se servir d’un crochet pour remuer sous les roches.

Pour les berniques, il faut faire preuve d’agilité pour la décrocher de son rocher.

La bernique laisse un espace entre sa coquille et son support, on peut donc la décoller facilement, sinon on peut utiliser une lame pour décoller le pied ventouse.

Avant de se mettre en cuisine, il va falloir faire dégorger notre récolte : laisser dégorger dans de l’eau de mer pendant une à deux heures : les coquillages vont filtrer cette eau et se libérer du sable.

Eventuellement répéter l’opération si beaucoup d’impuretés sont rejetées.

Il faudra ensuite les laver à grande eau plusieurs fois avant de les accommoder.

Recettes à suivre dans la seconde partie de notre reportage…

 

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