cuisine & art de vivre en bord de mer

INSULAIRE #1 Oléron

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Vivre l’esprit et le cœur tourné vers l’océan : cela devrait être plus qu’une devise, un sacerdoce !
Iodé Magazine vous invite à parcourir les îles qui bordent la terre des hommes en un volubile terre et mer gastronomique.
Iles charentaises, îlots de verdure, terres de gastronomie… La multiplicité des paysages se déploie en une extraordinaire palette aux couleurs infinies dans laquelle on pioche à l’envi.

Il en est de même pour la cuisine : la culture de la mer profondément ancrée dans les habitudes alimentaires fait de ces terres immergées, intensément riches, des lieux de productions exceptionnelles.
Le goût du sel et des embruns des produits de la mer se marient dans l’assiette à des produits profondément ‘terriens’, c’est un véritable défi à la gourmandise !

Je vous laisse parcourir cette balade gourmande au gré de votre lecture : au rythme puissant des marées ou plus paisiblement en vous laissant bercer par les flots bleu profond de l’Atlantique.

Le premier volet s’ouvre sur la plus grande île de l’archipel charentais : Oléron la Lumineuse !

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Olérun
Du haut du pont d’Oléron (le premier à relier un pont à une île en juin 1966), on surplombe un peu de l’essence de l’île : la mer scintillante qui pousse les derniers chalands (bateaux plats typiques des ostréiculteurs) vers la prochaine marée, les étendues sablonneuses mises à nu qui font le bonheur des pêcheurs à pied (dans les mannes : coques, couteaux, palourdes, berniques et bigorneaux).

Pêche à pied à Oléron

Et puis, poser le pied sur cette terre insulaire et ressentir une atmosphère différente.
Prendre l’une des routes ondulantes qui semblent taillées à coups de vagues, entourées d’une végétation débordante : pins, chênes verts et fougères quasi préhistoriques.

Se rendre jusqu’au cœur de la Lumineuse : son port, sa criée dont les bacs débordants (céteaux, encornets, langoustines, araignées de mer, rougets… qui crépiteront bientôt dans nos marmites) estampillés La Cotinière viendront achalander les poissonneries de l’île puis de toute la côte charentaise, et bien au-delà grâce aux pêcheries de la Cotinière qui feront voyager la marchandise dans la France entière en naviguant sur la vague internet cette fois.

Oléron

Se laisser guider une fois de plus par la route qui serpente, longer les vignes (le futur vin de Pays Charentais), puis les grandes étendues désertes jusqu’aux yeux d’Oléron : le phare de Chassiron où cogne une impression de bout du monde. Sur la droite les mêmes étendues de sables dénudées, celles-là vertes d’algues (du goémon) parfois même quelques écluses à poissons. Mais d’ici quelques heures tout sera battu par les vagues qui arriveront du large.

A l’est de l’île, la côte moins balayée par les vents et les vagues déferlantes de l’Atlantique a permis l’implantation du bassin ostréicole de Marennes Oléron.

PALETTE DE COULEURS

L’esprit bord de mer est à son paroxysme : éternelles maison charentaises blanchies à la chaux aux volets peints dans un joli camaïeu qui va du bleu au vert.

Au Château d’Oléron, capitale historique de l’île, on trouve sur le port un bel assortiment de couleurs plus pimpantes les unes que les autres : ce sont celles des anciennes cabanes ostréicoles reconverties en atelier d’artisans créateurs.

Oléron palette de couleurs

L’image de l’île puise dans son océan une riche palette de couleurs, les matériaux utilisés sont invariablement d’essence marine : le bois des cabanes, le bois flotté ramassé sur la plage…

Surnommée l’île aux parfums par Pierre Loti, la douceur de son climat est propice aux floraisons hâtives, ainsi dès le mois de janvier, elle est éclatante de couleurs : le mimosa partout présent y exhalent ses odeurs entêtantes !

TOUR DE TABLES
Les jardins d’Aliénor
Au cœur de la citadelle Vauban, les tables gastronomiques du Jardin d’Aliénor font virevolter les saveurs au fil des saisons.

Ouvert à l’année au Château d’Oléron, ce petit joyau mérite en effet un attention toute particulière : le chef Marc Le Reun va piocher ses produits directement auprès des producteurs locaux, il fait la part belle aux produits de la mer qu’il magnifie tour à tour dans des recettes classiques mais inventives.

Les Jardins d'Aliénor

L’atmosphère y est réellement relaxante : lové dans la cour intérieur, un incroyable mur végétal diffuse ses ondes apaisantes aux gourmets attablés. Règne ici une harmonie doucereuse et propice à la rêverie…

On adore également le salon de dégustation où l’on passerait volontiers une bonne partie de la pâle saison : un large éventail d’alcools haut de gamme à disposition, incroyable cave à cigares, ou plus simplement une tasse de thé régénérant à siroter au coin du feu…

Les Jardins d'Aliénor

Réservation 48h avant le repas
11, rue du Maréchal Foch 17480 Le Château d’Oléron
www.lesjardinsdalienor.com

Le merluchon
Le merluchon est un poisson typique des côtes charentaises, riche en goût avec une bonne tenue à la cuisson, il est débarqué au port de la Cotinière juste avant de se retrouver sur les étals des poissonniers qui lui font face.
Le Merluchon qui se situe stratégiquement face au port est devenu l’endroit hype à ne pas manquer : vous y trouverez des fish & chips charentais !
Le merluchon frit a remplacé le poisson gras servi dans les échoppes anglaises, les frites maison sont préparées à partir d’une production locale…
Le pari est réussi ! La cuisine sur le pouce y gagne en saveurs. Comme quoi la simplicité a parfois du bon…
(Depuis, ne le répétez pas mais je rêve de cornet de crevettes chaudes !).
Sur le port de La Cotinière…

Port de La Cotiniere

Recette : notre version du Fish & chips à la mode oléronaise

Un merluchon par personne, de la chapelure, beurre, huile de tournesol charentaise, pommes de terre, un citron, fleur de sel, piment d’Espelette

Fish & chips

Préparer le merluchon
Enlever la peau et lever les filets (on peut aussi demander à son poissonnier de le faire).
Hacher grossièrement le poisson, aplatir en lui donnant une jolie forme, tremper dans la chapelure).
Dans une poêle faire fondre une noisette de beurre avec de l’huile et y faire frire le merluchon pané.
Déposer sur du papier absorbant avant de servir.

Préparer les frites
Les tailler assez grandes dans de belles pommes de terre, les étaler sur une plaque préalablement imbibée d’huile et mettre au four pendant 30 minutes à 180°c en veillant à les tourner régulièrement.

Dressage
Servir les frites dans un cornet de papier journal, parsemer de fleur de sel et de piment d’Espelette.
Disposer le poisson dans une petite assiette avec un quart de citron.
Manger avec les doigts en regardant les bateaux s’éloigner !

fish & chips

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